Soit le président du CRIF se moque du monde, soit il est incohérent ?

S’il y a bien un homme qui, apparemment, ne veut pas que le régime israélien soit un modèle pour la nation française, c’est bien le président du CRIF Francis Kalifat !

Si, pour notre part, nous n’approuvons pas plusieurs aspects des positions de madame Le Pen  jusqu’ici par trop néo-socialistes ou d’insuffisance de défense du respect de la vie, on se demande tout de même comment monsieur Kalifat, en cohérence avec sa mission de représentation des institutions juives de France et de soutien à Israël, peut prononcer des ukases d’exclusion et de discrimination absolue contre le Front National tels qu’il les exprime ce jour dans la page « Débats » du Figaro.

Le Front National prônerait-il une politique d’accueil des migrants bien plus sévère que celle appliquée par le gouvernement israélien pour les immigrés non-juifs ? (Le choix entre le retour au pays moyennant un modeste pécule ou la prison !).

Le Front National prônerait-il une politique de lutte contre l’islamo-terrorisme plus dure que celle mise en œuvre (avec succès) en Israël ?

Le principe politique de respect de la préférence nationale serait-il donc admirable pour ce qui est de l’État hébreu et une abomination pour la France ?

Par ailleurs, devrait-on professer dans notre pays moins de respect pour l’identité culturelle de la France, fondamentalement façonnée par l’héritage celte et gréco-latin, judéo-chrétien et catholique qu’en Israël pour l’identité juive du pays (mais aussi chrétienne et musulmane) ?

Enfin, vouloir pour la France, dans la réalité des menaces internationales, une armée aussi forte et efficace que celle d’Israël serait-il l’expression d’un insupportable militarisme ?

Monsieur Kalifat nous paraît manquer quelque peu de bon sens politique. Voilà qu’il découvre, dix ans après l’AGRIF et après ses longs combats judiciaires contre madame Houria Bouteldja, les dangers de la progression en France de l’islamo-gauchisme. Et il ne nous souvient pas qu’il ait bataillé comme nous (avec succès) contre un Edwy Plenel qui ne fut pas seulement jadis notre diffamateur mais un défenseur du groupe terroriste Septembre Noir massacreur en 1972 des onze athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich.

L’AGRIF n’a certes pas à se mêler des affaires intérieures du CRIF mais elle ne considèrerait pas avec antipathie qu’on y élise un président plus en phase avec la réalité politique et sociale française.

Bernard Antony

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