Mon blog en temps d’épidémie – 13 avril 2020

« La révolution ne s’est pas contentée de faire tomber des têtes, depuis elles tournent » (Joseph de Maistre)

« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés  (Les animaux malades de la peste, Jean de La Fontaine)

 

  • Vénération de la couronne d’épines ce Vendredi Saint à Notre-Dame de Paris

Dieu merci et grâce aux pompiers de Paris, Notre-Dame de Paris tient toujours debout même si de graves menaces subsistent. Et elle ne sera évidemment pas restaurée en cinq ans comme l’annonçait, il y a tout juste un an, flambard et prétentieux comme à l’accoutumée, notre Macronéron élyséen.

Mais rendons hommage à l’archevêque de Paris, monseigneur Aupetit, d’y avoir voulu, ce Vendredi Saint, à l’intérieur, une belle cérémonie de vénération de la Sainte Couronne d’épines. Pour accompagner ses sobres propos et alterner avec de belles lectures, on a eu le plaisir d’écouter avec émotion le violon de Renaud Capuçon interprétant du Bach, du Gluck, du Teleman et encore du Bach. Très belles lectures ensuite par le comédien Philippe Torreton de textes sublimes de Charles Péguy, de Francis Jammes, du testament spirituel de Mère Teresa. Et par la comédienne Judith Chemla des extraits de la Vierge à Midi de Paul Claudel et La prière du malade pour ses médecins de Marie-Noël, et pour conclure le chant de l’Ave Maria de Schubert.

  • Chemin de croix, place Saint-Pierre à Rome

Je ne reprendrai pas ici toutes les réflexions que j’ai couchées sur le papier après le suivi télévisuel du chemin de croix organisé place Saint-Pierre à Rome. Son déroulement : le cheminement d’un tout petit groupe derrière un porteur de croix et, à chacune des quatorze stations du martyre du Christ, la lecture d’une lettre de prisonnier ou, par deux ou trois fois, d’une lettre de personne du monde pénitentiaire. Après chaque station, une courte et sobre prière par le pape.

On comprend tout à fait que soit évoqué dans un chemin de croix des souffrances de prisonniers. Et leurs remords. Pour le rachat et la rédemption des voleurs, des criminels et même des pires, le Christ a souffert. Comme pour tous les pécheurs. Comment oublierait-on cela ? Car il y a aussi, bien sûr, tant d’injustices dans la « Justice » et tant de tristes juges dans les tribunaux.

Mais à l’écoute des lectures, un peu de gêne tout de même. D’abord parce que, à l’évidence, au moins mises en forme par la même plume. Et aussi certaines, quelque peu orientées dans le même sens d’une contestation du principe même de la prison. Soit, mais par quoi la remplacer ?

Toutes les lettres lues émanant du monde des prisons italiennes, comment oublier les atrocités indicibles perpétrées par les tueurs du système mafieux, et toutes leurs victimes innombrables condamnées à des vies de souffrance.

Une légère gêne donc. Pas sûr qu’il n’y ait pas eu quelque déséquilibre dans la compassion ? Quelque expression de l’idéologie anti-carcérale ?

Mais, il n’y a pas qu’en Italie qu’il y a des prisons. Bien sûr, on comprend que l’évocation de cas italiens de souffrances et de regrets, avait valeur universelle. Mais, tout de même, puisque vers les souffrances des prisonniers allaient les prières et les méditations de ce Vendredi Saint au cœur même de l’Église universelle, pourquoi pas quelques mots pour les chrétiens de l’Église de Chine livrés aux persécuteurs du régime communiste ? Et pour les jeunes filles du Nigeria, et autres pays d’Afrique, enlevées vers les enfers de Boko Haram et de l’État islamique ?

Ces chrétiens détenus de par le monde dans les geôles, les camps, les bordels des infernales hydres communistes ou islamistes, ne sont-ils pas, eux aussi, des populations des « périphéries », et des plus atroces périphéries ?

  • Michel Onfray, le professeur Raoult et les alligators médiatiques

J’entends ce matin une des pimbèches de l’occupation boboiste des chaines attaquant le professeur Raoult. La Providence fait que, peu après, le cher Michel Léon, grand journaliste, lui, m’a transféré le superbe article du 10 avril, de Michel Onfray, titré : « Qu’est-ce qu’un chef ? » publié par RT France.

Michel Onfray défend le professeur de Marseille contre les alligators des marigots médiatiques.

Extrait : « On aura compris que, dans ce qui oppose le professeur Raoult à ses adversaires (le plus notable semblant monsieur Lévy, notoirement monsieur Buzyn à la ville…), c’est le triomphe d’une vieille opposition. Le vieux couple qui oppose le héros et le salaud ; ou bien encore : le professeur qui hait la mort et aime la vie contre les administratifs de la santé qui aiment la mort et haïssent la vie ; c’est l’antique opposition entre le lion à la crinière menaçante qui les conchie tous ou les pangolins dont on fait des soupes fétides.

Une étrange ligne de partage sépare les tenants du pouvoir, l’élite pour le dire dans un mot simple, et ceux qui subissent ce pouvoir. La fracture qui opposait les Gilets jaunes et leurs ennemis semble se superposer à la carte de ceux qui estiment que le professeur Raoult incarne un monde dans lequel on trouve la province, la campagne, la ruralité, la pauvreté, les ploucs, les paysans, les incultes, les sous-diplômés, etc.

En face se retrouvent les Parisiens, les académiciens à la Lambron, snob comme un lycéen de province alors qu’il a plus que trois fois dépassé l’âge, l’inénarrable Cohn-Bendit, que son passé de pédophile devrait éloigner définitivement de toute antenne mais qui, dans le style avachi et grossier qui est le sien depuis un demi-siècle, demande au professeur de «fermer sa gueule».

C’est du même monde que procède Patrick Cohen, journaliste multicartes du nationalisme maastrichtien et qui a récemment parlé d’une «giletjaunisation de la crise sanitaire» sur le plateau de C’est à vous (25 mars). C’est donc dans une émission du service public que Patrick Cohen a fustigé ceux qui avaient le tort de croire que cette crise était mal gérée par le pouvoir macronien…

C’est également Michel Cymes qui, après avoir annoncé qu’il en irait d’une simple grippette avec ce coronavirus, donne aujourd’hui des leçons dans un émission du service public où il est, nonobstant son impéritie, présenté comme référant en la matière… Le même Cymes tacle le professeur ; il est vrai que, flanqué d’Adriana Karembeu qui lui apporte la caution intellectuelle et médicale qui lui fait défaut, le faux drôle peut pendant ce temps-là passer à la caisse avec ses multiples activités tarifées.

N’oublions pas Alain Duhamel, chroniqueur maastrichtien à Libération, journal progressiste qui estime que l’horizon sexuel indépassable consiste aujourd’hui à copuler avec des animaux et à manger des matières fécales (la pédophile, c’était avant…), pour qui le professeur Raoult est «un anticonformisme de l’établissement un peu déséquilibré psychiquement»… Il en faut de la haine pour se permettre pareil jugement qui concerne le plus intime d’un être et le traiter tout simplement de fou comme au bon vieux temps de l’Union soviétique qui psychiatrisait toute pensée critique. »

Un régal !

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