Manu Macron : jusqu’où son orgueilleuse indécence ?

Le jeune garçon plutôt bien gentil qui s’est fait vertement tancer pour l’avoir appelé familièrement « Manu » ne s’en remet donc pas : non pas de l’engueulo mais de la photo, partout, de Brigitte et de son « Manu », l’un et l’autre souriants et fiers, lors de la fête de la Musique à l’Élysée, encadrés par la bande atroce de « danseurs, suceurs, enculeurs » qu’ils affectionnent dans ce qui ne peut être qu’une attraction démoniaque.

Le gamin est atterré, abasourdi, révolté. Ses copains, depuis des jours, ne cessent de faire circuler la photo et les textes qui vont avec, plus ou moins retranscrits par délicatesse, du blog d’Yves Daoudal à Valeurs Actuelles et au Figaro, et une myriade de fois sur les réseaux sociaux.

Et ils lui disent : « Et c’est ce mec, parce qu’il est président de la République qui voulait pas que tu l’appelles Manu ! Alors qu’avec sa meuf… ils se font, très jouissifs, tirer la bobine entourés par Kiddy Smile, ce putain de chanteur au tee-shirt imprimé : « fils d’immigré, noir et pédé… » et les autres, qui beuglent :

– ne t’assieds pas, salope »

– suce ma bite et lèche mes boules »

– danse, enculé de ta mère ».

Les plus au courant de « l’actu » de Manu se sont bidonnés depuis sur ses photos de copain-copain avec François.

C’est qu’avec Manu les contrastes relationnels au fil des jours sont garantis !

Il en est encore pour dire au gamin, en plus cru : la prochaine fois, t’auras qu’à leur montrer tes boules, à Manu et à sa meuf.

Nul ne sait si Manu a raconté sa fête de la musique à François, histoire de lui montrer combien il sait lui aussi aller aux « périphéries », accueillir l’étranger et suivre ses exigences d’ouverture. Mais voilà que les gamins rigolards risquent désormais de se faire engueuler par Castaner qui a tout bonnement traité de racistes et d’homophobes ceux qui ont manifesté leur stupeur devant une pareille ouverture macronienne à la déshumanisation intégrale.

     Mais oui, même si Brigitte n’est ni Agrippine ni Messaline, il y a du Néron chez Macron. Ce qui est certain, c’est que désormais son exigence de respect pour sa personne et sa fonction ne suscitera plus que sarcasmes et quolibets.

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