Défaites et décadence de l’occident

Victoire islamiste en Afghanistan

-De Trump à Biden, il y a des constantes dans la politique américaine : le désengagement en est une.

Ce dernier vendredi, les forces américaines ont abandonné quasi furtivement à la pauvre armée afghane leur grande base aérienne de Bagram près de Kaboul.

Il ne faudra pas attendre très longtemps pour que celle-ci soit remise aux talibans qui n’en n’auront d’ailleurs que faire.

Après la cuisante défaite subie par l’Armée rouge en Afghanistan, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, l’armée américaine avait occupé le pays en même temps que ce crétin menteur criminel de W.Bush allait faire semer le chaos en Irak et au-delà.

Et comme le déshonneur militaire ne va jamais seul, l’oncle Sam n’a pas non plus accordé sa protection et leur accueil aux Etats-Unis à la totalité de ses collaborateurs afghans, notamment les interprètes. Pour d’incroyables raisons de sélectivité bureaucratique, elle en laisse donc quelques centaines, désespérés à la merci des talibans qui ont naturellement promis, le cœur sur la main, de ne pas les tuer s’ils se repentaient. A la suite de quoi, ces fidèles du prophète en ont déjà passé plusieurs au fil de leurs yatagans, jaugeant sans doute insuffisante leurs résipiscences.

Ce n’est pas parce que ce lâche lâchage n’a touché qu’un nombre réduit de malheureux que l’on peut en relativiser moralement la décision.

Mais dans l’étendue du nombre des victimes, dans l’indifférence à la cruauté et aux supplices infligés à des milliers de nos compatriotes d’Algérie, à des dizaines de milliers de harkis l’ignominie de la décision du « laisser supplicier massivement «  du général de Gaulle demeurera une énorme tâche indélébile sur son propre honneur et sur celui des responsables militaires qui le suivirent.

En Afghanistan, c’est donc une nouvelle victoire que l’islamisme a remporté, cet islamisme que certains persistent, débilement, à appeler « islam politique ».

Comme si l’islam était autre que politique ? Comme s’il n’y avait tout simplement pas que des différences de degrés dans l’application de la charia, et non pas de nature entre les 56(1) régimes islamiques de par le monde.

A propos de victoire « islamiste », c’est-à-dire d’un islam fanatique il y a eu celle, qui nous touche de près, récemment en Algérie.

L’autre jour, au procès du cheik Mohamed Tataiat, le fonctionnaire algérien présenté comme imam et aussi mufti ( ?) de la Mosquée de Toulouse, son avocat, Maître Bourdon, dont j’ai rappelé précédemment le comportement auquel je dus mettre le hôla, se livra ensuite à une délirante apologie de « la religion islamique ». Comme la défense plaide en dernier, sans encourir de réplique, il ne fut pas possible à Maître Jérôme Triomphe de lui demander dans lesquels des pays membres de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique) le principe d’égalité est appliqué pour les non-musulmans et les musulmans ?

Le très gaucho islamophile Maître Bourdon eut été bien en peine d’en citer un seul !

  • Précisons que le Liban ne siège qu’à titre d’observateur à l’OCI.

Mohammed ou Jésus ?

Outre l’apologie islamophile de Maître Bourdon, un autre des trois avocats de Mohamed Tataiat (il les lui fallait bien ?), Maître Iglesis, s’était livré aussi à d’extravagantes considérations sur le christianisme, sans risque de la réfutation que nous aurions pu aisément lui asséner.

Mais dans le cadre de sa superbe plaidoirie et naturellement sur la question du hadith de Mahomet prônant de tuer les juifs, Jérôme Triomphe avait déjà largement déséquilibré monsieur Tataiat. Un de ses témoins s’était en effet aventuré dans la considération que les versets du Coran formulant le souhait « que Dieu les anéantisse !» (S 9 v29-31) à propos des Juifs et des Chrétiens avaient été abrogés.

Or puisque la religion musulmane est fondée sur le Coran, immuable, inaltérable parole d’Allah, « incrée », de « toute éternité », comment Allah peut-il la modifier dans le temps ?

Heureusement que Monsieur Tataiat avait un interprète car d’évidence il parut s’emberlificoter dans une très hésitante et pas très courte réponse en arabe. Mais ce dernier le traduisit brièvement ainsi : « ça c’est du ressort de Dieu ». Sans que l’on puisse donc savoir si ces versets étaient abrogés ou non. Et si oui, alors pourquoi les imprimer toujours ?

Quoiqu’il en soit, si en appel, était donné à Jérôme Triomphe l’occasion d’une plaidoirie un tout petit peu plus longue, il pourrait certes brièvement, développer notamment :

–  que Mahomet, tel que campé par le Coran et les Hadiths a été à la fois un chef politique et un chef religieux : qu’il a épousé neuf femmes légales ( un privilège par rapport aux fidèles qui n’ont droit qu’à quatre) et possédé d’innombrables concubines; qu’il a été un conquérant cruel dirigeant l’égorgement à Khaibar du millier d’hommes de la tribu juive des Banu Qurayza ; faisant torturer, pour lui faire avouer où il dissimulait ses biens, le mari de la jeune Saffiya qu’il va « épouser » sur le champ;

-que Jésus-Christ n’a rien été de tout cela, qu’il n’a prôné que la paix et l’amour et demandant même « priez pour vos ennemis ! »

Poutine pas vraiment très pétillant

Il m’est souvent arrivé de dire que si j’étais russe, je serais partisan de Vladimir Poutine. Mais même si j’étais russe, je tiendrais à ce qu’il n’offense pas une certaine élégance morale.

Or ne voilà t-il pas que le camarade vient de décider dans une prodigieuse inversion-subversion des valeurs les plus hautes de la civilisation que l’appellation de champagne ne pourra en Russie être attribuée qu’aux mousseux produits en Russie !

Les champagnes français, les champagnes de notre Champagne, le champagne crée par le génial moine Dom Pérignon, ne peuvent donc plus désormais être étiquetés que « vin pétillants » au pays des tsars qui aimaient le vrai champagne.

C’est là un diktat de malappris de dictateur ! C’est une offense à l’identité française ! D’un homme capable d’une telle bassesse, on ne saurait attendre vraiment quelque chose de bon !

On lit dans « Le rouge et le noir » de Stendhal : « contre tous les maux, un seul remède : le vin de Champagne ! ».

On ne se soignera pas avec les maux de Poutine.

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