Nos procès historiques

1989, l’AGRIF contre Marek Halter.

Invité par le Figaro à réagir sur le rôle de l’Eglise dans les mouvements de libération des pays communiste, l’écrivain Marek Halter, coqueluche du tout-Paris antiraciste de l’époque, déclarait : « Je comprends la satisfaction du cardinal Jean-Marie Lustiger. Mais il ne peut ignorer que l’histoire des Eglises de l’Est, au moins depuis la dernière guerre, n’est pas celle de l’Eglise d’Occident. Elles n’ont connu ni le travail de réflexion qui a pris place ici, au lendemain du nazisme, ni Vatican II, ni Jean XXIII. Ce sont des Eglises archaïques, xénophobes, souvent racistes et antisémites. » L’AGRIF déposa immédiatement plainte.

C’est par cette affaire que l’AGRIF obtient la reconnaissance, par la Cour d’Appel de Paris, par arrêt du 10 avril 1991, de sa parfaite recevabilité comme association antiraciste au sens de la loi. C’est aussi au terme d’une longue procédure, allant jusqu’en Cassation, que Marek Halter est condamné, en 1993, pour « diffamation publique raciale » à l’égard des catholiques, ce qui n’est pas une mince victoire compte-tenu de son aura médiatique et de ses innombrables soutiens à gauche, dans le monde dit « intellectuel » et même dans certains milieux catholiques de l’épiscopat ou de la presse… Intouchable ? Pas tant que cela, puisque la législation dite antiraciste de la loi Pleven se retourna presque pour la première fois contre l’un de ses promoteurs, grâce à l’action de l’AGRIF.

1996-2001, défense des agents de la RATP victimes du racisme anti-français et anti-blanc.

La multiplication des propos de haine anti-française et anti-blanche dans les « banlieues sensibles » se fit particulièrement évidente dans les transports en communs, où les contrôleurs de la RATP risquaient de plus en plus souvent des insultes, crachats, voire coups et blessures. Certains, victimes d’injures raciales, ont fait appel à l’AGRIF. Ainsi l’AGRIF obtient les condamnations suivantes :

  • En 1996, un Haïtien est condamné par le tribunal correctionnel d’Evry pour avoir dit à un contrôleur « Sale Blanc, sale Français, sale race… » ;
  • En 1997, un dénommé John William M. est condamné à Nanterre pour « Sale Blanc, sale race ».
  • En 1997, une Algérienne, Fatima B., est lourdement condamnée pour avoir dit « enc… de Français, sale race, j’enc… la France, pu… de pays pourri » devant le tribunal correctionnel de Paris ;
  • En 2001, le tribunal correctionnel d’Evry condamne un franco-congolais pour les propos « enc… de sale blanc, ordure… » ;

Qui pouvait encore dire, et qui pourrait le prétendre aujourd’hui, que les injures raciales, les appels à la haine, le racisme de peau, sont majoritairement le fait des Français de souche ? L’AGRIF a été la première association à défendre les victimes de cette haine.

1996, l’assassinat du curé de Kingersheim

Le 20 décembre 1996, Jean Uhl, curé de Kingersheim en Alsace, fut assassiné par David Oberdorf, avec une sauvagerie barbare, dans un véritable rituel sataniste (nombre de coups de couteau, forme des blessures, etc.). Baignant dans les milieux gothico-satanistes et la musique black metal, Oberdorf allégua que des voix lui avaient ordonné ce crime. Dans un contexte ou les profanations satanistes étaient de plus en plus fréquentes en France, l’AGRIF se porta partie civile, représentée par Me Jacques Trémolet de Villers qui démontra dans ses plaidoiries le caractère éminemment destructeur de toute une sous-culture violemment anti-chrétienne. Oberdorf fut condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Les années 2000, l’AGRIF contre les profanations antichrétiennes, l’affaire de la Chapelle de Saint Tugdual

En janvier 2006, la chapelle de Saint-Guen, à Saint Tugdual, dans le Morbihan, fut profanée puis incendiée par un couple appartenant à la mouvance gothique sataniste, amateurs de black metal et de symboles nazis, Renan Cariou et Amandine Tatin, déjà auteurs d’autres dégradations de cimetières et églises, violations de sépultures et vols, par « haine contre les religions », « haine anti-religion catholique ». Cas emblématique de la recrudescence des groupes satanistes et des actes anti-chrétiens, ce procès, où l’AGRIF était partie civile, aboutit à la condamnation des deux auteurs à des peines de prison et 17 500 euros de dommages et intérêts. Ce n’était malheureusement que l’un des nombreux cas de vandalisme anti-chrétien, très souvent motivé par le satanisme, pour lesquels l’AGRIF allait devoir agir devant les tribunaux.

2003, l’affaire Sniper

En 2003, le groupe de rap Sniper commença une tournée de concerts dans lesquels il interprétait des titres violemment anti-français, dont le morceau La France, dans lequel on pouvait entendre « La France est une garce, et on s’est fait trahir […] on nique la France ». Cela engendra une mobilisation certaine, allant des actions du Bloc Identitaire jusqu’à l’interpellation du gouvernement par la députée Nadine Morano. Par ses procédures répétées, l’AGRIF parvint à faire réagir certains édiles et responsables de salles de concert, obtenant l’interdiction de plusieurs concerts, ainsi à Perpignan et Mulhouse, et la justice leur interdit de chanter le morceau incriminé à Aix et Toulouse. A partir du concert de Nantes, la justice retourna sa ligne de conduite et se mit à protéger les rappeurs sous couvert de liberté d’expression artistique qui ne visait pas la France mais… l’Etat français. L’AGRIF fit appel mais fut scandaleusement déboutée. Ses actions n’auront heureusement pas été vaines.

L’exposition « L’infamille »: un procès emblématique pour la défense de la dignité humaine

Au mois d’avril 2008, l’association FONDS REGIONAL D’ART CONTEMPORAIN de Lorraine a organisé à son siège social une exposition intitulée « Infamille », ouverte à tout public y compris les mineurs, et gratuite. Etaient notamment exposées 20 lettres calligraphiées d’Eric Pougeau particulièrement abjectes dont en voici quelques-unes : « Les enfants, nous allons faire de vous nos esclaves. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard Papa et Maman. » ; « Les enfants, nous allons vous faire bouffer votre merde. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard Papa et Maman. » ; « Les enfants, nous allons vous sodomiser et vous crucifier. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard Papa et Maman. » 

Par un jugement rendu le 21 novembre 2013, le Tribunal de grande instance de METZ a condamné le FRAC de LORRAINE, reconnu pleinement responsable, à régler à l’AGRIF un euro symbolique à titre de dommages-intérêts, et aux dépens. L’AGRIF a été déboutée par la Cour d’Appel de Metz et s’est pourvue en cassation.

La victoire de l’AGRIF en première instance contre les organisateurs de l’exposition L’Infamille est une première dans l’histoire judiciaire de l’art contemporain, qui augurait une possibilité future de casser « l’exception artistique » qui met à l’abri des condamnations les déversements ignobles coutumier dans l’art dit conceptuel. Cette exception artistique permettait au premier désaxé venu se targuant du titre envié d’artiste d’exposer sans crainte à la vue du public les pires représentations : pornographie, ultraviolence, et nous en passons des pires. Par cette victoire initiale, l’AGRIF a commencé à inverser le rapport de forces : l’exposition de matériel pornographique, violent et choquant dans des expositions accessibles aux mineurs ne pourra plus se protéger derrière l’alibi artistique.

En septembre 2018, l’AGRIF obtient une seconde victoire après 9 ans de procédure !

La Cour de cassation casse très fermement l’arrêt de la Cour d’Appel en rappelant que les juges devaient juger l’atteinte au principe de la dignité humaine qui leur était ainsi soumis par l’AGRIF !

Dignité humaine, voilà bien tout le sens du combat de l’AGRIF !

La Cour d’appel de Paris est alors désignée pour rejuger l’affaire.

En 2021, cette dernière rejette les demandes de l’AGRIF au prétexte que l’atteinte à la dignité humaine ne peut constituer une limite à la liberté d’expression.

Devant cette nouvelle décision, l’AGRIF se pourvoit une seconde fois en Cassation.

Hélas, le 17 novembre 2023, après 15 années de procédure, l’Assemblée plénière de la Cour de Cassation décide que la dignité humaine seule ne peut restreindre la liberté artistique.

L’AGRIF continue de se battre pour la défense de la dignité humaine et pour qu’un jour la jurisprudence soit inversée en cette matière.

 

Houria Bouteldja et l’indigénisme : le combat précurseur de l’AGRIF

Dès le début des années 80, Bernard Antony (fondateur de l’AGRIF) avait qualifié ce soi-disant anti-racisme de « racisme à l’envers ». 

Leur soi-disant anti-racisme n’était, en effet, qu’un outil de répression totalitaire mais, pire, il conduirait forcément à un esclavagisme moral par la construction d’un véritable goulag intellectuel contre tout ce qui concerne la civilisation occidentale, française et chrétienne.

Cette constatation prophétique préfigurait ce qu’allaient être le wokisme et l’indigénisme.

Ces idéologies  redoutables qui se nichent désormais dans les rouages des institutions républicaines, jusqu’au plus haut niveau : enseignement, magistrature, administrations mais également médias de service public et presse subventionnée…

En 2007, l’AGRIF poursuivait Houria Bouteldja qui avait prétendu sur France 3 qu’il fallait éduquer la société occidentale, « enfin de ce qu’on appelle les “souchiens“ – parce qu’il faut bien leur donner un nom – les “Blancs“ à qui il faut inculquer l’histoire de l’esclavage, de la colonisation… »

Après un stupéfiant jugement idéologique  déboutant en première instance l’AGRIF de ses poursuites contre Houria Bouteldja, le procès en Appel s’est tenu le 15 octobre 2012  devant la Cour d’Appel de Toulouse tant  à l’initiative du Ministère Public que de l’AGRIF.

Après les plaidoiries de nos avocats, madame l’Avocat Général a démontré la culpabilité d’Houria Bouteldja et requis très fermement sa condamnation par « une amende adaptée à la gravité des faits ».

Le 19 novembre 2012, rejetant la plainte en appel de l‘AGRIF et ne suivant les sévères réquisitions du Parquet, la Cour d’Appel de Toulouse, présidée par le juge Bastié, a prononcé la relaxe d’Houria Bouteldja, acceptant de la croire quand elle affirme n’avoir pas traité de « sous-chiens » « ces blancs qu’il faut bien nommer » et qu’il faut « éduquer », mais de souchiens.

Au terme d’une longue procédure, la justice française estimait que ces propos ne relevaient pas du racisme, pas plus que de l’incitation à la haine ou à la discrimination.

La porte était ouverte pour les pires dérives racistes anti-françaises et anti-blanches.

En 2012, en plein procès Bouteldja, comme une provocation, paraissait l’album photo du soi-disant sociologue Saïd Bouamama (proche inspirateur des Indigènes de la République) intitulé « Nique la France ! ». L’AGRIF, là encore, allait poursuivre.

Depuis, le flot de haine n’a pas cessé de croître. D’Assa Traoré à Jean-Luc Mélenchon, avec la complicité active de certaines institutions et des milieux « intellectuels », l’idéologie indigéniste est, désormais, omniprésente dans la société française.

On peut, sans complexe, sous prétexte d’anti-racisme, insulter, diffamer, prétendre rééduquer les « souchiens » considérés comme des sous-chiens, des « petits blancs tout moches » selon le mot récent de Mélenchon, que l’AGRIF poursuit d’ailleurs à ce titre. Nous avons actuellement une demi-douzaine d’affaires en cours à ce sujet et nous ne lâcherons rien !

La bataille doit cependant aller au-delà du terrain judiciaire. Il faut faire, et nous le faisons à l’AGRIF, un travail de fond pour expliquer, décortiquer et montrer les contradictions et les haines de de l’idéologie indigéniste.